Les très grandes vertus du TGV |
Beaucoup ont déjà reçu une enveloppe explicative du projet dans leur boîte aux lettres. À une semaine du lancement de la première réunion de débat public national sur la liaison TGV « Picardie-Roissy », élus et pouvoirs accentuent la communication pour susciter l'intérêt du grand public.
Alors que la Picardie reste aujourd'hui largement à l'écart du réseau ferré à grande vitesse, « il s'agit là d'apporter une réponse à l'occasion manquée il y a 20 ans », s'en est ouvert hier le préfet Michel Delpuech, lors d'une conférence de presse sur ce dossier majeur pour « le développement régional », mais aussi de l'agglomération amiénoise.
Une desserte de l'aéroport plus pratique. D'ici 2020, ce barreau permettrait de rejoindre Roissy en 55 minutes et sans « rupture de charge ». Un progrès. Car aujourd'hui, les différentes solutions restent fastidieuses voire coûteuses. Il faut soit passer par la gare TGV Haute-Picardie via une navette par autocar (1 h 18 mais plus de 30 € !), soit par la gare du Nord à Paris (19 €) puis le RER (25 minutes), soit encore par le train jusqu'à Creil puis un autocar.
La ligne par Lille « ne sera saturée que dans 20 ou 30 ans »
Plus vite vers les grandes villes. Selon Réseau ferré de France, porteur du projet, il serait possible de rejoindre Lyon en 3 heures (contre 3 h 55 actuellement par Paris), Marseille en 4 h 30 (contre 5 heures) ou encore Nantes en 4 heures (au lieu de 4 h 30 par la gare Haute-Picardie). Le tout sans devoir passer par la gare du Nord.
En même temps qu'un tram. Outre le gain évident en terme d'attractivité économique pour la Métropole, ce projet nécessitera des aménagements complémentaires en [RC]gare d'Amiens (déjà en travaux) mais aussi pour stocker les fameux TGV, peut-être sur Longueau. Au-delà, « le TGV pourrait arriver quasi en même temps qu'un tram », calcule surtout le maire Gilles Demailly, qui verrait là une concomitance idéale, sous peine bien sûr que les deux « soient bien reliés. »
En attendant Paris-Amiens-Londres. Si ce projet, somme toute d'envergure modeste, se veut capital pour Amiens, certains craignent néanmoins qu'il vienne en enterrer un autre plus important encore.
Le Grenelle de l'environnement place en effet la ligne Paris-Amiens-Londres (« PAL ») parmi les priorités d'après 2020. Or, cette liaison (de 200 km pour 4 milliards d'euros) reste pour le moment conditionnelle, RFF estimant que l'actuelle ligne passant par Lille « ne sera saturée que dans 20 ou 30 ans. »
- « Ces deux projets sont totalement différents. Roissy-Picardie n'est pour l'instant qu'une réponse à court terme », se sont voulus clairs le préfet et RFF. Les Amiénois sont justement invités à le rappeler le 22 avril : déjà très patients jusqu'ici, ils ne se contenteront pas que d'une desserte TGV à minima.
GAËL RIVALLAIN
Journal de Picardie
La salle Mégacité était pleine. Les élus du Val d'Oise ont exprimé leur opposition au projet de liaison ferroviaire.
L'approbation du public était quasi unanime. L'opposition est venue des élus du Val d'Oise qui ont avancé une proposition alternative passant par le barreau de Gonesse (95). Selon ses promoteurs, ce tracé serait plus respectueux de l'environnement et moins onéreux.
Vidéo
Barreau Creil-Roissy : succès du 1er débat public
Le projet de Barreau Roissy-Picardie correspond à une liaison ferroviaire de quelques kilomètres (de 6 à 11 km en fonction des options possibles) et relierait Creil à Roissy en moins de 30 minutes (de 18 à 27 mn en fonction des options possibles). Le coût estimé du projet s'élève à 255 millions d'euros.
Le barreau permettrait de relier Amiens (80) au réseau à grande vitesse, via Creil (60). La capitale régionale se retrouverait à 3 heures de Lyon (au lieu de 3h55 via Paris), à 4h30 de Marseille (au lieu de 5 heures) et à 4 heures de Nantes (au lieu de 4h30).
Afin que tout-le-monde (élus, responsables associatifs ou simples citoyens) puisse s'exprimer, 11 réunions publiques sont prévues (dont 6 en Picardie), avec les cinq membres de la commission particulière du débat public.
Les réunions publiques :
- Jeudi 22 avril à Mégacité à Amiens (80) de 19h à 22h
- Jeudi 29 avril au Chateau des Rochers à Nogent-sur-Oise (60) de 20h à 23h
- Jeudi 4 mai à l'Espace Marcel Pagnol à Villiers-le-Bel (95) de 20h à 23h
- Jeudi 20 mai à l'Espace Germinal à Fosses (95) de 20h à 23h
- Jeudi 27 mai à la Salle Saint-Nicolas à Compiègne (60) de 20h à 23h
- Jeudi 3 juin à la Salle de la Communauté de communes à Dammartin-en-Goële (77) de 20h à 23h
- Jeudi 10 juin à l'Amphithéâtre Mercure à Saint-Quentin (02) de 19h à 22h
- Jeudi 24 juin au parc du Château de la queue à Tremblay-en-France (93) de 20h à 23h
- Mardi 29 juin à l'Espace Pré Martinet - Amphithéâtre à Beauvais (60) de 20h à 23h
- Mercredi 30 juin à la Salle Jacques Brel à Gonesse (95) de 20h à 23h
- Mercredi 7 juillet à l'Espace Bouteiller à Chantilly (60) de 19h à 22h
Tous les détails du projet et du débat public sur le site www.debatpublic-roissypicardie.org
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(25/05/2010) |
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TGV Picardie Roissy
(22/04/2010) |
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